87… 88… et même 89 ! DONE !!

Mes derniers jours de fermes………..

Comment je me sens ? Vous voulez vraiment savoir comment je me sens ? Parce que je suis moi-même incapable de répondre à cette question.

Je sais juste certaines choses.

Non, les réveils à quatre heure du mat ne vont pas me manquer.
Non, me les geler le matin à empaqueter des choux-fleurs ne va pas me manquer.
Non, rentrer après le travail et qu’il fasse déjà nuit noire ne va pas me manquer.
Non, devoir me battre avec des indiennes pour chopper les meilleurs oignons à laver ne va pas me manquer.

En revanche, me lever à quatre heure du mat pour observer le lever du jour va me manquer. Arriver dans un champ glacé et allumer un bon feu avec les coupeurs de choux va me manquer. Rentrer alors qu’il fait déjà nuit et cuisiner un bon plat avec les colocs va me manquer. Puis arriver au hangar, s’en ficher des autres et de l’argent qui défile sur la table et se concentrer sur la chanson qui passe pour danser avec la meilleure équipe d’oignons qui soit, ça n’a pas de prix, et ça, ça va me manquer.Article-CauliflowerMorning2

Oui, les jours de ferme c’est comme déménager dans le nord. Tu pleures une fois quand tu arrives et une fois quand tu pars.
Et puis une fois pendant aussi, parce que quand tu laves des oignons à longueur de journée, c’est inévitable.

En vrai, finir ces satanés jours de ferme ça a un goût particulier. Certainement délectable, puis d’un autre vraiment pas commun. Comme un sucré-salé poussé à l’extrême. Je ne sais plus sur quel pied danser, si je dois m’en contenter, en raffoler, ou si je veux repousser ce moment. Article-CauliflowerMorning

Les ‘au revoir’ sont déchirants mais supportables en même temps. Je sais au fond de moi que les gens rencontrés ici et avec qui j’ai créé ce lien si spécial qu’on appelle ‘amitié’ je vais les revoir. C’est certain.

Article-OnionTeam

Alors voilà, j’ai quitté ma vie dans ma nouvelle ville qui était Melbourne et suis venue tenter d’achever ces fameux 88 jours de fermes.
Ramasser des pommes, emballer des laitues, laver des oignons, trier des haricots, planter des brocolis étaient mon quotidien pour plus de trois mois. Et me suis plutôt bien débrouillée car grâce à mes cinq à six jours de travail par semaine, j’ai pu accomplir ce labeur en ‘un rien de temps’ et être capable de voyager un peu avant de rentrer premièrement à Melbourne puis la ville qui en est située à 16810km de là, mon tendre Paris.

C’est dur de se dire qu’on laisse des gens derrière. Mais ce sera le cas partout, et surtout quand on voyage. Malgré tout, il faut s’attacher à eux, il faut vivre pleinement, car c’est justement cette confiance et ces sentiments qui nous feront nous sentir humains lorsque l’on a ce genre d’étapes à traverser. Il faut vivre pleinement, tout, chaque instant, et je me répète volontairement.

C’est une page qui se tourne, pas la fin du chapitre et certainement pas la fin du livre.

Mais c’est une larme à l’œil que j’ai en ce moment quand je rédige ce texte, même en étant sur une plage de sable blanc à observer les surfeurs se mouvoir que peu élégamment sur leurs planches bien cirées.

Quatre-vingt huit jours de ferme. C’est vraiment fait pour décourager en vrai.
J’ai détesté ces jobs, autant que je les ai aimés au final…

Article-HappyHarvesterMaintenant je me dis qu’avoir la possibilité de manger une pomme fraîche tout juste cueillie de l’arbre, c’était pas si mal comme job en vrai. Que me lever aux aurores pour voir le lever du jour sur un tracteur plein de bonne humeur, de gens sympas et de musique entraînante, c’est pas si horrible que ça. Que d’être payée à l’heure à aligner des haricots verts droits sur le haut des boîtes et faire du sport à les empiler c’est quand même une aubaine.

Je ne regrette rien. En même temps. On ne regrette que les choses que l’on n’a pas faites.

Et ces quatre-vingt huit jours de ferme pour mon second visa australien, je les ai bien faits. Et je ne suis pas peu fière de moi.

Maintenant, on passe à la suite des aventures ! Des vraies de vraies, vraiment pas organisées, et c’est ça qui est bon !!

xxxx

 

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2 commentaires sur « 87… 88… et même 89 ! DONE !! »

  1. Ce n’est pas en quelques mots que je pourrais exprimer la fierté d’un père pour sa fille.
    Bravo !
    ça me rappelle quand même quelqu’un ;) …. et ça fait remonter des souvenirs.
    J’attends avec impatience de te serrer dans mes bras.

    J'aime

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