– Life is like a burger –

Vous avez lu le dernier article ?

Je n’en publie jamais deux l’un après l’autre, mais j’avais en fait écrit ce bout de texte il y a bien une semaine de ça, pensant le publier dans la foulée avec quelques beaux clichés mais le temps et les événements m’ont pris de court.

Autant parfois je me vois vous mentir en disant que c’est la connexion internet qui est difficile à chopper (il faut que je me rende dans un café spécifique avec mon ordinateur et y passer quelques heures afin de tout bien faire, et ce n’est pas évident après onze heures de travail dans une journée. Et là je ne mens pas sur ce dernier).

Enfin tout ça, on dirait que je blablate dans le vent, mais je prends l’occasion de cet article pour rebondir sur un autre sujet qui me tenait à cœur et en lien avec le bout de texte que j’ai écrit sur les meubles de ma cuisine. Car oui…

Life is like a burger.

But, Maya, why ?
Because, the beginning and the end are well known,
it’s what you put inside that makes the difference.

Et je vous parle de ça ouvertement. Car c’est une philosophie de vie qu’il faut avoir.

Beaucoup de personnes parlent et agissent sans réel but, sans avoir vraiment l’air concerné et oublient de se concentrer et de croire en ce qu’ils disent. Ils passent à côté de vous et lancent un « ça va ? » auquel vous n’avez même pas envie de répondre tellement il est banal. Ou bien ils vous disent « appelle-moi à n’importe quelle heure, je serai là » et même « profite de chaque instant, c’est mon crédo » mais le pensent-ils réellement ? Sont-ils persuadés de ce qu’ils avancent et le croient-ils ?
Phrases habituelles sans sens profond pour certains donc, mais que je ne prononce uniquement quand je les pense de tout cœur, même la première question matinale.

Parce que oui. Beaucoup d’entre vous qui lisez cet article m’ont posé la question et je n’ai pas pris le temps de vous répondre honnêtement, car ce n’était pas quelque chose que je souhaitait exposer à n’importe qui, sorte de vantardise cachée combinée à une légère curiosité morbide (?).

Il y a quatre jours, lorsque je devais me rendre après le travail dans ce fameux café pour publier ce papier informatisé, un événement m’a propulsé sur le devant de la scène qu’on appelle ‘vie’. Un rappel à l’ordre succinct, mais impactant, c’est le cas de le dire.

Un ami conduisait le van contenant les huit personnes de la team « spring onions » et il s’est mis à pleuvoir sur la route.

Quand on dit qu’il pleuvait des cordes et que la vie ne tient qu’à un fil…

Le véhicule a dérapé et glissé dans une ligne droite. Après deux tentatives de sauvetage, il fait un tête à queue, puis un tonneau avant de terminer sur le côté, conducteur couché au sol et moi, pendant dans le vide. On s’est regardé… Les autres ? On ne savait pas.

Dis comme ça on dirait que c’est facile. Ça ne ferait même presque pas peur et je serai la première à le dire, même en l’ayant vécu.

Un retour de travail, des plans pour le soir, une bande de collègues et amis. Et tout aurait pu en finir là.
Deux jeunes filles ne portant pas de ceinture sont parties à l’hôpital se faire opérer mais vont bien dorénavant. Une autre, plus de peur que de mal, mais ne peut pas travailler. Les autres ? En day off et sans traces extérieures de blessures. Et je dis bien extérieures, car un événement pareil, ça marque à vie.

Et qu’en est-il de moi ?
Après avoir fait face à l’incompétence de l’équipe de secours je décide de moi-même à aller consulter un médecin aujourd’hui. Je ne pense pas avoir plus qu’une côte fêlée et un cou en vrac et plus des hématomes. Je vous dirai ça.
update. Oui, c’est bien ça, une ou quelques côtes fichues, mais ‘ça va’.

Comme quoi, et bien évidement qu’avec des ‘si’ on referait le monde, mais tout aurait pu s’arrêter ici. Un voyage en Australie, quelques copains avec moi, et une ribambelle à l’autre bout du monde, impuissants pour ce qui se passe ici-bas.
Ce que j’essaye de vous dire c’est que oui, tout aurait pu s’arrêter ici, mais je savais que ce n’était pas la fin. Et quand bien même je savais cela, j’aurai profité de ma journée de la même manière : vécue pleinement, sans regrets, heureuse, bien.

ArticleBurger-HappyTimesMon but était de sourire, rendre des gens heureux, profiter de ma journée et me dire qu’éplucher, laver et emballer des oignons c’est quand même marrant après tout.
Chaque soir je rentre en me disant que j’ai fait un pas de plus dans ma vie, un pas de plus vers la fin de ces mois de fermes, un pas de plus vers les autres, un pas de plus dans mon existence ici et dans mes petits rêves non planifiés.

Article-NightTimeHappyFaites de même. On ne regrette que les choses que l’on n’a pas faites. Osez, sortez du quotidien, sautez dans les flaques d’eau, jouez avec la nourriture dans la cuisine, faites des soirées vin-fromage avec de nouvelles rencontres, achetez une bonne tablette de chocolat au supermarché, courrez, riez, et profitez de chaque instant car il est unique, quel qu’il soit. Même votre propre anniversaire…

Il n’y a pas un seul jour où je ne suis pas heureuse de ce que j’ai accompli, jusqu’ici ou dans ma vie en général. Un simple repas carotte-cracottes-thon au soleil entre le rangement de deux boîtes de haricots verts me rempli de bonheur… c’est simple, c’est idiot, mais je l’ai vécu et en suis heureuse.

ArticleBurger-Cabin

Si une journée ne me plait pas ? J’attends. Même les pires n’ont que vingt-quatre heures vous savez.

Tout ça pour vous dire que je n’ai qu’un seul but en fait, c’est de mordre la vie à pleines dents, et que ce mercredi dernier n’était pas le moment pour moi d’en déguster le dernier morceau.

Composez votre burger et faites-en la meilleure recette que tout le monde vous enviera !
Et puis si vous manquez de panache et d’idées, juste profitez et dites-vous que la vôtre est plutôt comme un burrito : parfois galère mais qu’est-ce que c’est bon…!!

Ah, et puis accrochez votre ceinture, d’autres articles à venir ! (Et en règle générale accrochez-la, siouplaît).

xxxxx
(et plus que d’habitude ! je vous aime)

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2 commentaires sur « – Life is like a burger – »

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