Farmwork Australia – Pourquoi ?

Alors oui, ‘Maya à la ferme’ n’était certainement pas l’histoire que j’avais rêvé d’écrire. Que voulez-vous !
L’opportunité est là… comment refuser un si beau projet ?
(Légère odeur d’ironie, vous sentez ?)

C’est vrai, ce n’était pas dans le plan, comme beaucoup de choses dans mes dix mois bookés dans ce pays. Mais en vrai, il y avait-il un plan vraiment ? Qu’est-ce qui était réellement prévu et envisagé dans ma petite tête quand je suis partie, il y a déjà huit mois ?

Arriver, vivre ma vie simplement à Melbourne, m’y installer, travailler, me créer un cercle d’amis, profiter à fond, dépenser mes sous gagnés pour me faire plaisir, manger, découvrir les alentours, faire en février un voyage avec mes parents et en mars, partir en roadtrip, jusqu’en juin où j’aurai passé mon dernier mois à Sydney à explorer cette nouvelle ville. 
Puis rentrer. 
-Parce que la fille du dicton dit que toutes les bonnes choses ont une fin-.

Allez, soyons honnêtes, dit comme ça, mon projet fait rêver non ?

Et bien figurez-vous, que les rêves, changent, et que les plans, eux, sont bien obligés de suivre !

Je suis arrivée dans cette ville, je l’ai conquise, et elle aussi m’a rendu la pareille… j’ai rencontré des personnes incroyables, partagé des moments exceptionnels et j’en partagerai encore !

Ils s’étaient pas mal débrouillés pour me faire aimer Melbourne ces petits vicieux ! et je m’y suis attachée, plus que prévu, et malgré moi en vrai.
Ces personnes-là, m’ont non pas simplement fait aimer la ville en elle-même, mais la vie. La vie, là-bas, oui ; et surtout la Vie, avec un grand v.

Je n’avais qu’une seule envie, c’est d’en voir davantage, de jour en jour, la construire, me construire avec et d’évoluer dans ce monde qui n’était plus si nouveau que ça au final. J’avais mes habitudes, mes gens, mon planning, mon travail, mes horaires… mon sourire s’affichait continuellement sur mon visage et pourtant…

« Pourquoi tu as décidé de faire ça alors et partir faire tes mois de fermes ? »

Bien, il faut parfois faire quelque chose qu’on ne veut pas forcément pour obtenir ce que l’on souhaite réellement au final. Et pour moi c’était avoir la possibilité de revenir dans ce pays avec le même visa. Pouvoir revenir, pour prolonger cette expérience, pour réitérer ce que j’étais en train de vivre, continuer ce que j’avais commencé, poursuivre mes rêves et pourquoi pas, même les atteindre. Et en ne restant qu’un an dans le pays, sans pouvoir y revenir. Cela me paraissait serré niveau timing et serré dans ma gorge. Il fallait que je fasse quelque chose et me bouge.

« et donc ? … »

Je vous explique en quelques mots brefs…

Je possède un visa appelé ‘Working Holiday Visa’. Celui-ci me permet d’être sur le territoire australien pendant un an, voyager, et travailler légalement (avec une restriction : pas plus de six mois dans la même boîte).
 Ce visa est renouvelable ! une fois ! et un an ! 
Renouvelable à partir du moment que l’on souhaite : juste à la fin du premier pour enchaîner directement sur une seconde année, mais aussi à n’importe quel moment avant ses trente-cinq ans (vous vous rappelez, comme j’en ai douze, j’ai beaucoup de temps pour me décider).

Pour renouveler ce working holiday visa, il faut montrer qu’on est motivé à rester dans ce pays ; il faut faire trois mois complets ou quatre-vingt-huit jours de travail dans des fermes.

« Kezako ce bins ?! »

Et oui ! L’Australie est un des pays qui délivre le plus de visas. Il est facile de s’y installer, facile de gagner de l’argent, facile de voyager, facile de communiquer, facile d’enlever quelques couches de vêtements car il fait bon niveau degrés, et bon y vivre… Facile, vous me comprenez, tout est relatif. Je dis ça car cela dépend des personnes, mais en règle générale, ‘where there’s a will, there’s a way’, donc si vous voulez quelque chose, donnez-vous-en les moyen. Facile.

Donc, pour montrer sa motivation, mériter sa place parmi les candidats, il faut faire quelque chose qui peut être fun pour certains backpackers, une aubaine pour d’autres et une torture pour les derniers (catégorie dans laquelle je me situe actuellement) : travailler dans une ferme dans une région un peu -beaucoup- recluse d’Australie.

Le travail peut être de toute sorte : picking (cueillette) de fruits ou légumes, packing (emballages, travail d’usinage), pruning (entretien des arbres, élagage), construction (dans le bâtiment ou dans certaines villes tout ce qui y est relatif comme les indications routières, sécurité, ménage… mais qu’en ‘regional Australia’), pearling aussi ! (dans la récolte des huitres perlières), mining (travailler dans les mines de charbon) et dans certains cas spécifiques, dans les villes les plus perdues, on peut prétendre travailler dans un pub ou bar.

Les cas peuvent être extrêmes, beaucoup de plans, nombre d’offres, on pense à des trucs incroyables, envisage le pire, s’attend à rien, cherche comme des fous et trouve de tout. Les salaires varient énormément : payés au seau de cerises ou à l’heure en post prod dans une usine, on peut partir du pays avec une belle somme d’argent en poche ou gagner assez pour juste payer le loyer et sortir jouer au poker le jeudi soir avec les locaux.
Encore ici je vous laisse vous délecter de la catégorie dans laquelle je me situe.

J’ai entendu dire qu’il ne faut ‘absolument pas’ faire du ramassage de fruits/légumes au sol pour ne pas se briser le dos : oignons, fraises… et qu’ils sont mal rémunérés. Que les oranges rapportent gros car c’est dangereux à cause des épines, tout comme les bananes (attention aux serpents) et aux mangues (sève irritante).
Bref, j’entends plein d’histoires et me nourris de tout ça en pensant à ce que je suis en train de faire et ce qu’il me reste à faire…

« Mais tu n’as pas d’autre solution que de faire ça ? »

Ah si, il y en a d’autres des solutions ! J’y viens ! Dans l’immédiat ça donne ça niveau options :

  1. je ne fais pas ça, et je ne reviendrai pas avec le même visa (gros coup de gong qui retentit dans mes oreilles)
  2. j’épouse un australien (je ne sais pas pourquoi, c’est pas un truc qui me chauffe, là, tout de suite)
  3. je trouve une entreprise qui me veut, moi, au lieu d’une autre australienne, et qui me sponsorise (plutôt canon)

ThumbUp

Dans le troisième cas, qui me paraissait idyllique -mais néanmoins fort compliqué-, je serai restée sur le territoire tout de suite, et pour une durée minimum de deux ans, attachée à la même boîte.

C’est là qu’il fallait que je réfléchisse le plus vite possible (un galère sans nom pour mon cerveau).

‘Maya, tu as tes billets pour fin juin et travaille pour des gens qui ne peuvent pas te sponsoriser. Soit tu fais tout pour en trouver une, et envisager l’échec et retourner en France bredouille. Soit tu te motives maintenant et entame ces -foutus- jours de fermes. Dans le deuxième cas, tu devras laisser de côté ta vie de Melbourne et trimer jusqu’à mi juillet -dans le meilleur des cas- ou mi août -dans le pire-.’

J’n’étais pas la plus enchantée du monde de voir ma vie ruinée d’un coup comme ça, mais suis une personne sensée, motivée et qui ne baisse pas les bras apparemment.

Après ce point culture, je reviens donc sur mon cas.

Ayant décidé donc de me lancer à la conquête de ces fameux jours, j’ai vu un post Facebook d’un ami rencontré quelques mois plus tôt à Melbourne qui était en train de faire les siens à deux heures et demi de voiture de ma ville. Il fallait que je sois proche de ma vie et pouvoir revenir au moins tous les week-ends, ça me semblait donc être le plan idéal…

Dix messages échangés et un coup de fil plus tard Matthias a réussi à me motiver et me voilà embarquée dans l’aventure la plus incongrue de ma vie pour le moment !

En avant les Granny Smith et les Pink Lady ! Tremblez petits arbres !
Je sens que je ne vais jamais plus percevoir ces délicieux fruits de la même manière après ces quelques semaines ici…

Vous l’aurez donc deviné, mes plans sont dorénavant modifiés, mes billets changés et mon retour repoussé à la date la plus lointaine que je pouvais prendre, un an quasiment jour pour jour depuis celui où j’ai posé les petons dans ce rêve.

MelbourneFarmWork
Je ne sais pas ce que je vais faire, où je serai, et comment les choses vont se goupiller pour moi jusqu’à fin août… Je ne veux pas trop me projeter non plus, chaque chose en son temps, mais tout ce que je vois est effrayant et excitant à la fois. C’est la première fois que je fais ouvertement face au mot « concessions » et me rappelle avec nostalgie des moments de vie extraordinairement ‘simple’ que j’avais à Melbourne.

Ils me font sourire.
Ils me font rêver.
Ils me font tenir.

Pour le meilleur et pour le pire, ne pas oublier l’objectif fixé !

Affaire à suivre !

Donc, les amis : on se voit en Septembre !

Et si vous voulez davantage vous nourrir d’aventures plus que géniales, d’histoires vraies, moments fantastiques et ressentis sur une vie hors du commun en Australie, allez jeter plus qu’un coup d’œil sur le blog de Matthias, il a une manière de raconter… délectable !

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